Phobos, tome 1 - Il est trop tard pour regretter de Victor Dixen

Editions : Robert Laffont
Collection : R
Auteur : Victor Dixen
Parution : 11 Juin 2015



Résumé :
Six prétendantes.
Six prétendants.
Six minutes pour se rencontrer.
L'éternité pour s'aimer.

Il veulent marquer l'Histoire avec un grand H.

Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d'un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l'oeil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l'émission de speed-dating la plus folle de l'Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.

Elle veut trouver l'amour avec un grand A.

Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l'une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l'amour. Elle a signé pour un aller sans retour...

Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.


Mon avis :
Au début, je me posais beaucoup de questions sur Léonor. Comment une personne après tout ce qu’elle a vécu peut faire autant confiance ? Ça m’intriguait comment Léonor décrivait les personnes, son « entourage ». Ça m’a même mis la puce à l’oreille. Je vous jure ! Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais sur Mars ! *-*

Une télé réalité, qui s’envole pour Mars, tourne au cauchemar et aux secrets.
Léonor est naïve tout en ayant un espoir profond d’avoir enfin quelque chose à elle. Elle est un peu obnubilée par ça parfois. Egalement rêveuse dans sa tête mais est-ce qu’elle n’aurait pas plusieurs personnalités ? Je m’inquiétais pour son état psychologique. Et j’ai beaucoup de questions, sur pas mal de détails donnés, farfelus ou non. =P Elle se cherche également.
A côté du point de vue de Léonor, on voit ailleurs. Ça fait des dégâts, nous sommes de suite dans le bain grâce à ça. Je n’arrêtais pas de juger, de critiquer, d’être un peu étonnée (oui, pas tellement puisque les thèmes sont assez classiques et on cerne vite certains personnages) ou encore de gronder intérieurement (Qu’est-ce qu’il va se passer en suite ? o_O).

Une très bonne partie du roman où les personnalités, la psychologie et les manigances quelque part, sont les principales attractions, c’est un peu plat en fait. Tout est compétition, jeu, apparence.
Devant des réactions qu’est-ce que je rigolais, ou sinon c’était « mais ce n’est pas possible ça ! », ou le petit sourire au coin quand on regarde des passages (la première rencontre entre Marcus et Léonor par exemple), beaucoup de scènes me font délirer. =P

Quand on apprend à connaitre les personnages, on s’aperçoit qu’ils ont des points communs mais ça ne m’empêchait pas de me méfier de tout le monde. Je peux être parano parfois mais vu un personnage dedans, je me méfie de pas mal de choses ! Au moins, je découvre, change de perspective, d’avis mais il y a cette chose que mon cerveau veut me dire mais évidemment ça ne vient pas ! =P Je ne trouve pas les mots. Les personnages sont complexes. Ça se sent au fil des pages et se confirme à la fin du roman. J’ai aimé à apprendre à connaitre les protagonistes. 
Ah oui, les jeunes femmes et les jeunes hommes sont spéciaux et j’avais vraiment envie de les secouer mais vraiment quoi ! Est-ce que vous voulez secouer les personnages ? UN GROS OUI ! Nan sérieusement quand est-ce qu'ils vont ouvrir les yeux ?

Il y a plusieurs formes narratrice. Une où c'est « je », nous sommes bien dans la tête de Leonor, on comprend bien ce qu'ils se passent dans sa folie/son évolution/gaminerie puis il y a le troisième pronom personnel, c'est omniscient (ça faisait longtemps que je n'avais pas sorti ça !) ça fait monter la tension, la pression surtout au début avec mes « oh oh ». Mais après, après avoir compris pas mal de choses sur des personnages, la joie s'est vraiment calmée. C'est vrai qu'il y a des éléments je ne m'y attendais pas et pourtant ça va dans le sens des choses. Ça relève le niveau des « pouf pouf », « oh oh » qui viennent s'incruster pour plus tenir en haleine. Ce qu'il m'a vraiment tenu pour aller jusqu'au bout c'est quand Leonor va s'apercevoir de la supercherie. Oui je l'appelle comme ça et en même temps je ne spoile pas entre la 4e de couverture et toutes les infos du début, on ne doute pas beaucoup. 
C'est limite trop parfait au départ au point que je savais à peu près qui était qui. =P Une fois terminé, je voulais me jeter sur la suite mais je ne l’avais pas. Même si quasiment tout le roman, c’est un peu plat, avec les dernières pages tout s’enchaîne et évidemment on se demande qu’est-ce que va être les réactions face à ceux qu’il s’est passé.
On se questionne beaucoup sur les réactions des protagonistes et leurs passés et c’est ça, principalement, qui m’a tenu à poursuivre ma lecture.



J’ai bien aimé Phobos malgré l’histoire un peu plate avec ces petits lots de rebondissements. Il y beaucoup pour moi de clichés ou de classiques, après on est surpris par la tournure des événements et on se demande comment l’auteur va tourner tout ça. Les personnages sont particuliers et il y a un peu de tout. Les apparences sont parfois trompeuses et tout est jeu et compétition en étant humaine et psychologique. L’histoire se met en place dans ce tome, lentement avec un petit rythme d’accélération de temps à autre.


Commentaires

  1. J'ai lu pas mal de chroniques sur ce livre avec des avis mitigés, je ne sais pas si je vais me laisser tenter. Mais l'histoire est quand même originale alors ça peut être sympa !

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    1. J'ai vu quasi le contraire, que des avis positifs et un avis mitigé. x) J'ai tenté pour le coup et j'ai mon tome 2 dans la PAL. Je suis curieuse. =P C'est vrai qu'aller sur Mars, c'est pas courant dans ce genre. =P

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  2. Moi aussi j'ai adoré ce premier tome ! Ça a été un véritable coup de cœur pour moi ! Tu as lu la suite ?

    Si tu souhaites aller voir mon avis, c'est par ici : http://journalacoeurouvert.blogspot.fr/2016/05/phobos-victor-dixen.html



    Mélanie

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