Rouge Toxic, de Morgane Caussarieu

Éditions : ActuSF
Collection : Naos
Autrice : Morgane Caussarieu
Couverture : Alexandra V. Bach 
Parution : Février 2018


Résumé :
Je m’appelle Faruk, et pour subsister, il me faut boire votre sang.

Je vivais tranquillement ma non-vie dans les bas-fonds de San Francisco, quand ce type a débarqué pour me confier une mission difficile à refuser.

Me voilà sur les bancs de Mission High School, à suivre comme une ombre Barbie, une orpheline aussi intrigante que réfractaire à mes charmes. Et croyez?moi, survivre dans la jungle du lycée, ce n’est pas de tout repos, même pour un vampire. Surtout pour un vampire...

Mais d’elle ou de moi, qui sera le plus toxique ?


Nouveau roman plein de mordant de Morgane Caussarieu, spécialiste de la littérature vampirique, Rouge Toxic redonne tout son sens au mot frissonner.


AVIS  :

J’avais déjà des livres de Morgane Caussarieu dans ma PAL mais j’avais trop peur de les sortir au regard des avis. Du coup, je me suis jetée sur le plus « soft ». La couverture est vraiment magnifique ! 

Le premier paragraphe m’a mise directement dans l’ambiance vampirique, pleine d’hémoglobine. MIAM ! 
Faruk, un vampire vivant dans les bas-fonds de San Francisco, où tous ceux reclus de la société vivent, se voit proposer une mission assez spéciale. Suivre comme son ombre et protéger Barbie, une lycéenne pas tout à fait comme les autres. Que cache-t-elle ? Pourquoi un vampire pour sa protection ?

Le roman se déroule en deux parties. La première partie nous fait découvrir les personnages et cette aura mystérieuse autour de Barbie. Entre parenthèse, Rouge Toxic fait partie d’un plus grand univers. L’autrice a déjà sortie des romans (Je suis ton ombre ; Dans tes veines) plus gores. Ça ne m’a pas gêné pendant la lecture puisque les livres se lisent indépendamment. Ça m’a juste donné encore plus cette curiosité à leur égard. 
Faruk, un vampire bicentenaire, ne sait plus qui il est, tant qu’il est accro à cette hémoglobine et vit reclus de la société humaine et vampirique. Un être adorant croquer la chair fraîche et avide de sang. Je l’ai trouvé tout mimi tout plein dans cette dualité bestiale/humanité. Ce n’est pas le vampire qui se contrôle et ça change de ce que je lis d’habitude. Et ça fait plaisir, c’est agréable, même si j’avais le cœur serré concernant des morts (alors que d’autres, s’ils mouraient je n’en aurais rien à foutre). Cette mission va l’éveiller, il va se trouver et s’affirmer en tant que vampire et davantage dans sa personnalité. Hésitant, se questionnant et s’appuyant farouchement dans cette dualité, il va essayer de se positionner. Arrivera-t-il ? Son passé, au cœur de sa personnalité, est vraiment intéressant. 
Barbie, de son prénom Barbara, est différente. Elle est humaine avec tout ce qui va avec. En plus l’âge de l’adolescence, ça n’aide pas. Barbie est une personne en fuite, littéralement. Après plusieurs évènements traumatisants, elle est restée enfermée sur elle-même et n’a pas pu découvrir complètement son environnement. Barbie va avoir en pleine gueule tous ces mystères autour d’elle et de sa famille, de son incapacité à comprendre et à se « cacher ». Elle n’a jamais pu se lâcher si je puis dire. Je ne suis pas d’accord avec ce qu’on raconte dans le roman. C’est un personnage qui m’a plu. Elle est loin d’être parfaite et subit complètement ce qui se passe. 

L’histoire se développe petit à petit. Une première partie où nous découvrons tout ça avec des mystères et des non-dits concernant plus l’intrigue. Les personnages se présentent. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. J’attendais des informations et tout ce mystère autour de Barbie… L’intrigue qui est aux compte-gouttes et des personnages qui viennent l’affirmer. Ensuite la seconde partie qui est bien plus rythmé suite aux évènements. Comme on s’approche du final et des révélations, ce n’est pas du tout repos. Le seul reproche c’est que la première partie prend plus de place alors que j’avais envie de savoir vraiment et non plus des « énigmes ». J’avais aussi l’impression qu’il manque quelque chose, comme un scénario pas vraiment fini. Ce petit bout qui peut faire toute la différence. L’histoire se développe petit à petit, avec une intrigue prenant de l’ampleur et se mettant en place pour mieux nous happer. Pourtant, un petit sentiment de « non terminé » au fil des pages s’installe doucement. La frustration vient tout de même quand on parcourt les pages du lycée. Paradoxalement, le passage du lycée est assez classique mais pas ce qui se déroule à l’intérieur. J’ai vraiment aimé connaître ce côté « violent » et « timbré ». Puis l’intrigue se révèle, l’univers se définit mieux et fournit ses révélations. Je suis tombée amoureuse des origines des vampires dans ce roman, entre croyance religieuse et scientifique, entre être supérieur vs ordinaire, entre mysticisme et explication rationnelle, je ne peux être que conquise.  Le Vaudou est vraiment mis en avant et c’est une croyance que je vois peu dans les romans. Des clichés autant dans le mythe vampirique que les personnages, tout en étant allé contre ceux-ci. 

L’écriture est dynamique, juste ce qu’il faut pour décrire et nous permettre de rentrer dans les pensées et les sentiments. J’imaginais très bien les scènes se déroulant sous mes yeux. Parfois une sensation diabolique avec le sourire en coin se manifestait... Beh ouais Faruk et le lycée par exemple… J’ai beaucoup ri face à des situations, surprise par d’autres. 

J’ai dévoré Rouge Toxic. Je n’ai pas pu m’arrêter de lire le roman, j’ai enchaîné les pages pour découvrir la vérité, le mystère et cet univers vampirique riche. Des personnages attachants, immoraux dans le sens humain, une que j’avais envie qu’elle soit zigouillée. Un tournant pas si surprenant que ça, car c’est à l’image des vampires et du ton du roman. La réalité dure et non romantique prend le devant et ce n’est pas pour me déplaire. Ça ne m’a pas empêché d’espérer un peu ce « romantisme ». Il ne faut pas se leurrer, une histoire d’amour naît mais ce n’est pas autant mièvre. Merci Dieux ! nous ne sommes pas ménagés. Comme c’est du young adult, ce n’est pas autant trash que je l’espérais. N’empêche, l’horreur se décrit sur les visages… des personnages hein !
À la fin du roman, j’avais mal pour Faruk, le pauvre et je souriais comme pas deux aux deux dernières pages du livre. 

Coucou Morgane Caussarieu, moi qui avais peur de lire tes romans, je vais de ce pas, les mettre en haut de ma PAL. 😉  Signée, celle qui t’avait dit aux Imaginales d’avoir peur de lire tes livres et qui les avais tout de même.

Commentaires

  1. C'est clair du côté de ses titres adultes elle n'y va pas de main morte ^^ j'ai bien aimé Dans les veines, elle me fait penser à Poppy Z. Brite dans le style

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