De l'autre côté du Mur d'Agnès Marot


Editions : Le Chat Noir
Collection : Cheshire
Auteur : Agnès Marot
Illustration : Catherine Nodet
Parution : Septembre 2013

Résumé :

Pour Sibel qui se consacre entièrement à la danse, le quotidien est un perpétuel ballet. Pourtant, tout bascule le jour où son lien à l’Art est coupé : on l’isole de ses sœurs, on lui refuse l’existence qu’elle aime tant dans cette communauté composée exclusivement de femmes. En tâtonnant pour retrouver tout ce qu'elle a perdu, elle entend des rumeurs, découvre des secrets propres à bouleverser sa conception du monde.
Mais alors, si la vie n’est qu’un immense théâtre, pour qui Sibel danse-t-elle ? Et surtout, que se trame-t-il en coulisse ?
Peut-être cet étranger au sourire narquois qui se définit comme un « homme » et ne lui parle que de Science pourra-t-il lui apporter des réponses. L’aidera-t-il à franchir l’enceinte qui délimite l’univers qu’elle a toujours connu ?
Découvrez le mystère qui se cache là-bas, de l’autre côté du mur…



Mon avis :
Sibel, l’héroïne est une garce. C’est la première pensée que j’ai eu en lisant le premier chapitre. Navrée, à ce stade je  n’avais toujours pas lu la suite mais ça fait vraiment du bien qu’elle descende de son destrier. :P

Sibel perd son Art, un don. Elle est écartée des autres Filles de la communauté.  On dirait une sorte de secte. Obéir. Ne pas discuter. Suivre les ordres.
Puis au fur et à mesure qu’on lit les pages, on voit la difficulté de ce monde. Difficulté pour moi, car on ne peut même pas penser ce qu’on veut. Dedans, on doit être à l’image que veulent les Mères. Les Mères sont les personnages qui régissent la communauté si je puis dire. Puis, puis on découvre plus. TADAM !
En lisant le résumé, je ne m’attendais pas du tout à ça. L’auteur m’a surpris car au début, j’imaginais un mur comme la muraille de Chine dans ce genre-là. Oui, pas terrible mon imagination pour le coup. Ce qui fait, que je me suis laissée embarquer par Sibel dans son aventure de connaitre et de découvrir l’inconnue.

Sibel est un personnage qui évolue. Une gamine au début, elle a été conditionnée dans un monde régi/strict, puis un jour, tout ce qu’elle a toujours connu est bousculé/chamboulé. J’ai apprécié son évolution en quête de savoir, la curiosité peut aider aussi. Petit à petit, elle va s’ouvrir pour accepter les pensées des autres et réfléchir avec toutes ces informations.
Il y a d’autres personnages, comme Aslan, un jeune homme charmant et un tantinet jaloux.  Tout mimi quand il s’y met. Intelligent et bêbête (c’est tout gentil). Sa meilleure amie Aylin est une boule d’énergie et de liberté. Elle est une boule d’air frais pour Sibel. 
Les mots sont comme une danse dans le roman, les pensées et l’écriture reflètent très bien l’héroïne. Une petite pensée quand Sibel voit un genre masculin (homme) pour la première fois. Ce passage m’a fait plier de rire, les réactions sont tellement naturelles et spontanées que je n’en pouvais plus.

Les pages défilent petit à petit car oui, je veux savoir comment l’histoire va se terminer et si Sibel va s’en sortir.  C’est un monde assez construit, je veux dire, qu’il est bien construit mais j’ai toujours des questions dans ma petite tête. Je ne peux pas trop parler du Monde car il faut avoir la surprise, cet univers est censé être meilleur. Qu’est-ce qu’est le mieux pour l’Homme ? Mmmh mmh la question à un million !
Mes émotions ont fait du yo-yo, la colère et l’énervement ont primé mais également de la surprise en apprenant plus sur ce système de direction.  Une petite rebelle je suis ! :P Oui, oui ! Dans ce monde brutal, dur, j’ai pleuré. Il y a des passages qui nous prennent à cœur à travers les yeux de Sibel. Ainsi, les larmes ont coulé à un moment particulier, je ne m’y attendais pas !

En fermant le roman et même pendant ma lecture, j’ai eu l’impression qu’il manquait quelque chose, peut être que ça soit plus approfondie. L’histoire est vraiment pas mal, dans ces idées-là, Agnès Marot a donné une autre vision d’un système de justice idéal pour certains protagonistes.  Protagonistes car personnellement, j’avais les cheveux hérissés sur la tête. Mais comment ça peut être mieux ? De l’autre côté du mur est original dans son genre et dans les sujets déjà traités pour les mondes réglementés.
En lisant les derniers mots de roman, j’avais envie d’avoir des nouvelles de nos héros. Qu’est-ce qu’il va se passer par la suite ? Qu’est-ce qu’ils vont faire ? Est ce qu’ils vont bien ?
RIDEAU !
J’aime aller au-delà de l’histoire quand elle se finit.


Youps, la couverture, je la trouve vraiment sublime ! Elle est de Catherine Nodet. Elle représente bien le roman, à la fois enfermée et une main tendue vers la liberté ! Le mur où l’inconnu se cache derrière, est un symbole de liberté et d’évasion. 

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